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Groupe de la Jeunesse anarchiste « Gustave Landauer » (Paris, 1925)

(Le Libertaire, 1er mai 1925)

Senna Hoy – Ich traure… (1914)

Ich traure…

Was heißt es, daß ich gelebt und gefühlt und gewußt und gewollt und gesät und gemäht,

Da bald ich nicht mehr bin und die Welt — wer weiß? — noch Äonen fortbesteht,

Da Taten sind, die ich nicht getan, Gedanken brennen, die ich nicht gedacht,

Da Schmerzen peitschen, die mich nicht gequält, da Lachen gellt, das ich nicht gelacht;

Und ich, da meine Totengräber mit Pfeifen und Scherzen ihr Werk anfangen,

Da letztes Sinnen im Hirn vereist und letztes Wünschen im Herzen schrillt,

Ich traure um jedes Verbrechen, das im Leben ich nicht begangen,

Ich traure um jedes Verlangen, das im Leben ich nicht gestillt.

Senna Hoy (Moskau 1914)

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Das Aktionsbuch, Berlin-Wilmersdorf, Die Aktion (F. Pfemfert), 1917, S. 236.

Else Lasker-Schüler – Hebräische Balladen (1920)

Senna Hoy

Depuis que tu reposes sur la colline,
La terre est suave.

Où que j’aille, désormais, sur la pointe des pieds,
J’arpente des chemins purs.

Oh, la mort, doucement, s’est imbibée
Des roses de ton sang.

Je n’ai plus crainte
De mourir.

Déjà, je suis éclose sur ta tombe,
Parmi les fleurs des clématites.

Tes lèvres m’appelaient – sans cesse
Mon nom a perdu le chemin du retour.

Chaque pelletée de terre, en t’épousant,
Me soustrayait au monde.

Voilà pourquoi je suis teintée de nuit,
Et d’astres au crépuscule.

Je me suis faite énigme pour nos amis,
Une étrangère.

Mais tu te tiens aux portes de la cité quiète,
Et m’attends là, grand Ange.

1917

Trad de l’allemand par Eva Antonnikov

(Source)

Senna Hoy – Das Auge des Tigers. Aus den Erlebnissen eines Gentleman-Detektiv (1912)

Senna Hoy – Luzifer (1914)

Luzifer

Vater unser, der du warst im Himmel,
Der erste unter den Dienern des Herrn,
Wir danken dir und wir neiden dir,
Wir danken dir, dass du nicht Sklave
Sein wolltest
Und sei es des Höchsten, der zu seinem Sitze
Sich Himmel und Himmelshimmel gemacht hat
Und Erden zu seiner Füße Schemel
Wir neiden dir die jungfräuliche Wonne
Der Seele, in welcher zum erstenmale
Der Empörung Gedanke wurde gedacht.
Wir knien nicht und stammeln nicht mutlose Lügen.
Doch flennen nicht und betteln nicht.
Und während sie ihren Meister verraten
Dreimal von Mitternacht bis Hahnenschrei
Um nicht, versteht sich, zur Hölle zu fahren,
Denn also war ja sein heiliges Gebot,
Folgten wir ruhig und festen Sinnes
In tausend flammende Unterwelten
Dir, stolzer Ahn, erster Rebelle,
Wenn jeder nicht selbst sich die Hölle errang.

Senna Hoy

(Ohne Herrschaft, Literarisches Beiblatt des ‚Wohlstand für Alle‘, märz 1914)

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LUCIFER
par Senna Hoy

Notre père qui fus aux Cieux
Le premier des serviteurs du Seigneur,
Nous te louons et nous t‘envions.
Nous te louons de n’avoir pas voulu être esclave
Même du Très-haut, qui a élu domicile
A la cime des cieux où il trône
Et s’est fait de la terre un appui pour ses pieds
Nous t’envions les joies virginales
De l’âme où pour la première fois
L‘idée de révolte germa.
Nous ne nous prosternons point bégayant de lâches mensonges.
Mais comme toi nous sommes et comme toi nous souffrons
Sans pleurnicher ni quêter l’indulgence.
Et alors qu’on les vit trahir leur Maître
Trois fois de la mi-nuit au chant du coq,
Pour ne point, s’entend, aller en enfer.
— Car nul doute que ce ne fût là sa divine volonté –
Nous te suivions, calmes et sans défaillance,
Dans les abîmes infernaux.
Toi, noble ancêtre, premier des rebelles,
A moins que chacun de nous n‘eût de son côté « conquis » l’enfer.

(Traduction de Alzir Hella )

Le Libertaire, 16 mai 1914.