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André Prudhommeaux/Jean Dautry – La Correspondance Internationale Ouvrière (1932-1933)

Le CIRA de Lausanne vient de numériser sa collection de Correspondance Internationale Ouvrière.

La Presse anarchiste a mis en ligne le premier numéro.

Jean Maitron – Alphonse Barbé

Né le 17 décembre 1885 à Vannes (Morbihan) ; antimilitariste ; sympathisant anarchiste.

Aîné d’une famille de six enfants, Barbé, après avoir obtenu son CEP, dut gagner sa vie. Il travailla au côté de son père comme ouvrier meunier et son salaire aida à faire vivre la famille. À dix-huit ans, il s’engagea dans les Équipages de la Flotte, et, après son service militaire qu’il termina à Alger, il revint en Bretagne où il reprit un temps son ancien métier ; puis il trouva à Cancale un emploi de représentant pour la vente à crédit.
À l’occasion d’une grève, dans cette ville, des pêcheurs de morues, il entra en relation avec les milieux syndicalistes de Saint-Malo dont la fréquentation décida de son destin.
En 1912, il alla à Paris et obtint une place de triporteur pour le compte d’un magasin. Après avoir assisté à une conférence de Sébastien Faure, il adhéra au mouvement libertaire. Il se lia d’amitié avec l’anarchiste Émile Poulain ; tous les deux se firent marchands forains, mais l’entreprise n’eut pas le succès escompté. Barbé osa alors avec l’un de ses frères une nouvelle tentative qui cette fois réussit ; les deux frères se fixèrent à Caen.
Mais la guerre approchait. En compagnie d’Eugène Jacquemin militant anarchiste, A. Barbé partit pour Paris, persuadé que l’insurrection des ouvriers empêcherait la mobilisation. Déçu dans ses espérances, il rejoignit à Vannes son centre mobilisateur. Il fut blessé sur le front de Champagne en septembre 1915 puis fut affecté au 116e Régiment d’infanterie. Il déserta le 18 septembre 1916, vint à Paris et y vécut pendant un an sous un nom d’emprunt. Accusés d’avoir fait paraître le 15 juin 1917 un numéro du Libertaire clandestin, Barbé ainsi que Bertho dit Lepetit, Content, Ruff, Le Meillour, Grossin, Chauffeur et Klauss, imprimeur, comparurent du 4 au 11 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris et furent condamnés, Bertho dit Lepetit à deux ans de prison, Barbé, Content et Ruff à quinze mois de la même peine, Le Meillour à un an, Grossin à quatre mois, Klauss à 3 000 F d’amende.
Barbé qui avait été condamné « pour propos alarmistes et usurpation d’état civil « vit sa peine portée à trois ans de prison le 3 décembre 1917 par la cour d’appel de Paris ; il resta un an à la Santé puis un an à Clairvaux, fut amnistié mais transféré le 23 octobre 1919 à Nantes pour y répondre de sa désertion ; il fut alors condamné à un an de prison.

À sa libération, il retourna à Caen où vivait sa compagne et reprit son métier de forain. Le 23 janvier 1921 le congrès fédéral communiste du Calvados le désigna comme membre de la commission de propagande. Durant l’année 1921 il écrit plusieurs articles où il montrait ses réticences par rapport à la Russie soviétique. Administrateur du Populaire normand en novembre 1921, il semble avoir quitté rapidement le PC.

C’est à Caen d’abord, à Falaise ensuite où il résida à partir de 1927 (et où il se maria en 1933 et en 1953), qu’il fit paraître Le Semeur, organe de libre discussion et de culture individuelle puis de défense des objecteurs de conscience, dont le premier numéro sortit le 15 octobre 1923 et le dernier, le n° 281, le 28 novembre 1936 (titres successifs : Le Semeur de Normandie
puis Le Semeur contre tous les tyrans).

LE SEMEUR 1923-1936
Après l’incendie du Reichstag (28 février 1933), Alphonse Barbé fut à l’origine de la campagne menée en France pour la défense de Marinus van der Lubbe, publiant de nombreux article dans son journal Le Semeur et contribuant à éditer deux brochures : Marinus van der Lubbe prolétaire ou provocateur ? et Le Carnet de route d’un Sans-patrie, journal de voyage en Europe du jeune militant, publié après sa mort sous l’égide du Comité international Van der Lubbe (France) dont H. Cadiou était secrétaire. En décembre 1936, Barbé se rendit à Perpignan et y assuma, non sans difficultés, pendant six mois, le secrétariat général des Espagnols réfugiés en France. En 1937-1938, il publia Lu dans la presse libertaire-syndicaliste espagnole dont un seul numéro est conservé aux Archives départementales du Calvados : le n° 3 du 15 janvier 1938.

Il collabora en outre à diverses publications anarchistes, à CQFD (1944- 1949), aux Nouvelles Pacifistes, à Contre-Courant, à Défense de l’Homme (1947-1963) à L’Unique (n° 1, juin 1945), à la Voix libertaire en 1938, au Monde libertaire (n° 1, octobre 1954).

SOURCES :
Arch. Nat., F7/13091, F7/13606, rapport du 28 décembre 1919. —
Le Libertaire, revue de synthèse anarchiste, n° 43, janvier 1984 —
Renseignements fournis par Alphonse Barbé lui-même.

OEUVRES :

1936
Conversation entre un Français moyen et un pacifiste intégral.
Le Semeur, Falaise, [1936], 10 p.

1946
Le Problème démographique et la paix, éd. A. Barbé, Falaise, 1946, 12 p.

1955
Les Apprentis-sorciers, bref aperçu sur le progrès.
Falaise, Calvados,chez l’auteur (Impr.des ‘Nouvelles de Falaise’) :
(1955).12 p -In-8°
Notes : Avec plusieurs additions dactylographiées sur des bandes rapportées.

1956
Faire l’unité européenne, c’est assurer la paix.
S. éd., Falaise, 1956, 11 p.

1966
Sept jours à Alger.
Publié par l’auteur en 1967 , L’Attache, 14-Falaise.
Chroniqué dans le n° 145, janvier 1967 de Contre-Courant.

1969
Où va notre civilisation de progrès scientifique, technique, de consommation ?, pamphlet pessimiste. A. Barbé.
Falaise, Calvados chez l’auteur, l’Attache, 1969.21 cm.24 p.

1976
L’ Art de vieillir, conseils pratiques pour atteindre le grand âge.
Falaise, Calvados chez l’auteur, l’Attache, 1976.21 cm.35 p.
Impr. des «Nouvelles de Falaise».

(via L’ Anarchiviste)

André Prudhommeaux – Lénine et la relativité (1949)

Sous le titre Lénine as Philosopher {Lénine comme Philosophe), vient de paraître en Australie une curieuse brochure de l’astronome et mathématicien Pannekoek, un des fondateurs de la IIIe Internationale (1).
Avec une compétence que nous ne lui disputerons pas, l’auteur démontre que les conceptions philosophiques naïvement « matérialistes » de Lénine – qui font de la sensation un reflet adéquat du monde réel, de la conscience un épiphénomène, des lois naturelle un absolu, etc. – remontent à la deuxième moitié du 18e siècle. L’idéologie officielle des Soviets, qui prend Lénine comme Bible et son « Matérialisme et Empiriocriticisme » comme somme philosophique, est donc en retard de près de deux siècles sur la pensée scientifique contemporaine.
Au reste, la pauvreté de cet énorme pensum d’un ignorant avait déjà été mise en relief par Simone Weil dans une étude des plus lumineuses et qui laissa bien loin derrière elle, par l’originalité des aperçus, aussi bien Pannekoek que Lénine lui-même.
Si nous signalons cependant la brochure en question, c’est en raison de l’étrange raisonnement qu’elle contient relativement à la valeur pragmatique des aberrations léniniennes.
Selon Pannekoek, le véritable tort du dictateur russe ne fut point d’imposer à son parti, et d’asséner à la dissidence otzoviste (Bogdanoff, etc.), coupable surtout de préconiser le boycott des élections à la 3e Douma, une thèse philosophique indéfendable et qui exclut la reconnaissance par la science russe, des notions de relativité (Hitler proscrivit Einstein comme juif, Staline le condamna comme non-léniniste). Le seul reproche à retenir selon l’illustre marxiste OCCIDENTAL, est d’avoir précisément traduit à l’usage des occidentaux un ouvrage qui devait rester réservé à l’USAGE INTERIEUR RUSSE.
Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ?
Y aurait-il une ligne Curzon des sciences « exactes » ?
La thèse de Pannekoek, qui légitime en Russie le mensonge pragmatique et partout – (ce qui revient au même) le critère « de classe » de la vérité, réprouve l’enseignement d’un matérialisme GROSSIER dans les pays du prolétariat hautement développé – le prolétariat y étant supposé délivré du joug religieux. Mais, en Russie, étant donné que le prolétariat n’était en 1917 qu’une infime minorité, la révolution était, et ne pouvait être, que « bourgeoise » – concède-t-il par contre. Et la théorie « grossièrement matérialiste » de la bourgeoisie du 18e siècle y était donc PARFAITEMENT A SA PLACE. Mieux encore, elle était historiquement indispensable pour mettre fin à la religion.
Est-il possible de se déclarer satisfait par une telle ESCOBARDERIE dialectique ?
Si la religion est à éliminer, est-ce à la métaphysique de M. Homais qu’il faut recourir pour consommer valablement sa liquidation ?
Et si la « révolution prolétarienne » est impossible sans prolétariat, la « révolution bourgeoise » serait-elle possible SANS BOURGEOISIE ?

(1) On sait qu’Anton Pannekoek, qui fut un théoricien d’extrême-gauche dans la social-démocratie d’avant 1914, organisa en 1919, avec Herman Gorter et quelques autres, le Bureau occidental de l’Internationale communiste. Ce bureau prit parti pour l’aile antiparlementariste et antisyndicale du mouvement, et se rallia par la suite au Communisme de Conseil, comme forme d’autogouvernement purement « ouvrier », sans dictature de parti.

André Prudhommeaux (Libertaire, 7 janvier 1949)

Alphonse Barbé – A van der Lubbe assassiné (1934)

En 1933 était créé en France un Comité Van der Lubbe, en soutien de ce jeune révolutionnaire et de son courageux acte solitaire : si l’initiative en revient à André Prudhommeaux, l’anarchiste Alphonse Barbé (1885-1983) y a aussi joué un rôle important.

Né à Vannes, en Bretagne, titulaire du seul certificat d’études primaires, ouvrier meunier, puis représentant pour la vente à crédit, Alphonse Barbé part en 1912 à Paris travailler comme triporteur. C’est là qu’il embrasse l’idée anarchiste, après avoir entendu Sébastien Faure parler à la tribune d’un meeting. Entre-temps devenu marchand ambulant en Bretagne, il est de retour à Paris en 1914, à l’approche de la guerre, convaincu que la classe ouvrière organisée déclenchera une grève générale insurrectionnelle contre l’imminent fratricide. Ses espoirs, comme ceux de tant de ses camarades, sont déçus par la trahison des leaders socialistes et syndicalistes, et il n’échappe pas à la mobilisation.

Blessé au front en septembre 1915, il déserte un an plus tard et se cache à Paris où, sous une fausse identité, il milite contre la guerre et pour l’anarchisme. Arrêté en juin 1917 avec d’autres camarades pour avoir publié un numéro clandestin du Libertaire, il est condamné à trois ans de prison ; libérable avec l’amnistie d’octobre 1919, il est arrêté à sa sortie de prison et replonge un an pour désertion. À sa libération, il rejoint sa compagne à Caen, et retourne faire les marchés. La Révolution russe le décide un temps à participer aux activités du parti communiste, mais il revient très vite sur cette erreur.

En 1923, Barbé fonde Le Semeur de Normandie, organe de libre discussion, qui est alors l’un des rares journaux à prendre parti pour les objecteurs de conscience, qui commencent à s’organiser en France à cette époque. Rebaptisé en 1925 Le Semeur contre tous les tyrans, organe bi-mensuel de culture individuelle, il paraîtra jusqu’en novembre 1936.

Après l’incendie du Reichstag à Berlin, le 27 février 1933, André Prudhommeaux publie dans la Correspondance internationale ouvrière du 25 mars la traduction d’un article de Spartacus, l’organe de l’Opposition ouvrière de gauche néerlandaise (LAO), qui, un peu plus d’une semaine après l’incendie, décrivait la véritable personnalité et les motifs de Marinus van der Lubbe, contredisant radicalement tout ce qui était écrit dans la presse ouvrière aussi bien que bourgeoise, où il était présenté comme un instrument des nazis. Les auteurs de cet important témoignage affirment n’avoir aucune raison de douter des motivations anticapitalistes de Marinus, puisqu’ils jouissaient « il y a peu de temps encore du privilège d’entretenir des relations avec lui ». Impressionné par la lecture de cet article, Barbé décide de le republier dans son propre journal : « Ce fut pour moi une effarante et douloureuse stupeur d’apprendre le bourrage de crâne que nous avions subi, que la vérité sur l’acte de l’incendiaire du Reichstag était, malgré les apparences, d’une tout autre valeur que celle que nous avait fourni une presse affolée et aussi mensongère que la presse capitaliste […]. Nous nous associons au geste de nos amis de la Correspondance internationale ouvrière pour dénoncer cette scandaleuse malpropreté » (Le Semeur du 22 avril 1933)

Dès septembre 1933, un Comité International Van der Lubbe étudie, analyse et confronte toutes les calomnies lancées contre Marinus ; Alphonse Barbé, qui en est le trésorier, écrit dans Le Semeur du 9 septembre : « En ouvrant cette campagne nous avons conscience de servir la vérité ; nous ne nous faisons nulle illusion sur le verdict qui attend Van der Lubbe, nous savons qu’il paiera de sa vie son geste désintéressé, c’est donc moins pour le sauver que pour sa mémoire que nous le défendrons, car elle symbolise pour nous […] la conscience de l’homme en face de ses responsabilités historiques. Van der Lubbe rejoint les objecteurs en brisant avec le conformisme social et révolutionnaire ; avec les dogmes collectifs. »

Le 15 septembre paraît un numéro spécial du Semeur « pour la défense de Van der Lubbe », qui sera tiré à 10 000 exemplaires, et qui contient notamment la traduction de la brochure-manifeste du Comité hollandais, Marinus van der Lubbe, prolétaire ou provocateur ?, et d’une partie de la correspondance de Marinus (deux lettres d’avril 1931 écrites lors de son séjour à Berlin, une lettre de juin 1932 écrite de la prison d’Utrecht, et plusieurs de ses lettres écrites de sa prison à Berlin, à l’été 1933). En octobre, Marinus van der Lubbe, prolétaire ou provocateur ? est repris en brochure, tirée à 5 000 exemplaires, et Barbé entame la publication, dans Le Semeur, du Journal de route de Van der Lubbe, écrit pendant son voyage fait en 1931 à travers l’Europe centrale. Le Semeur publiera des articles sur Marinus van der Lubbe jusqu’en février 1935.

Le 10 janvier 1934, Alphonse Barbé est en train d’achever la publication de ce récit de voyage, en une brochure intitulée Le Carnet de route d’un sans-patrie, quand il apprend que Marinus van der Lubbe vient d’être décapité. Il écrit alors, pour l’ajouter à sa brochure, le court texte, à la fois nécrologie et hommage, que nous reproduisons ci-dessous.

PDF

Editions antisociales

André Prudhommeaux – L’ordre règne en Allemagne – Le bilan de douze ans de « bolchevisation » du prolétariat allemand (1933)

De Max Hoelz à Van der Lubbe

L’homme qui retrouve l’Allemagne ouvrière après avoir perdu contact pendant plusieurs années ne peut être qu’effrayé par les progrès à rebours de l’idéologie et de l’initiative dans les masses mêmes les plus radicalisées de ce pays. Il semble que le développement permanent de la passivité et de l’égarement dans le peuple soit l’effet de la diffusion lente d’un venin mortel. De cette transformation lente il est possible qu’un Allemand ne s’aperçoive pas. Mais l’étranger n’en est que mieux placé pour en mesurer les effets et pour en démêler les causes, trop familières, trop quotidiennes peut-être pour être aperçues de près.

En mars 1921, l’Allemagne centrale était agitée par les secousses profondes de la guerre civile (l). C’est là que, pourchassées, affamées, mais non pas vaincues, les avant-gardes révolutionnaires menaient une guérilla héroïque face aux automitrailleuses et aux lance-bombes de Severing (2), face aux mercenaires de la Schupo. Le soutien de la population ouvrière, qui les armait, les renseignait et les cachait de son mieux, était leur seul atout en face de la réaction triomphante. Et cependant, ils la tenaient en échec, rendant coup pour coup, sang pour sang, feu pour feu, expropriation pour expropriation. N’était la passivité des autres parties de l’Allemagne, ils auraient peut-être vaincu, avec le point d’appui de la Lena-Werke, l’usine géante du trust chimique IG Farben, qui avait été occupée par ses milliers d’ouvriers en armes et avait retourné un moment contre l’ennemi de classe sa puissance industrielle formidable !…

À la fin, les braves combattants du KAP (3), dont la mobilisation de solidarité autour des insurgés avait été immédiate et sans réserve, furent écrasés, et les sbires de la bourgeoisie allemande eurent la joie de saisir celui qu’on appelait leur chef. Max Holz, le « général rouge », un homme de courage et d’initiative (4). Il fut traîné devant les tribunaux et flétri comme assassin, incendiaire et bandit par une bourgeoisie à laquelle son nom seul donnait encore la colique. Son attitude fut inébranlable et nous donnerons quelque jour le texte du réquisitoire dont il frappa, du haut du « banc d’infamie » où il se trouvait enchaîné, la société dont il était l’ennemi. Qu’il suffise de savoir que sa hautaine attitude, la menace dont son nom restait entouré, la solidarité du prolétariat lui épargnèrent la peine de mort. Il fut condamné au bagne. Le parti communiste (IIIe Internationale), qui était loin d’avoir joué un rôle brillant dans une action qu’il avait étourdiment déclenchée sans pouvoir y faire bonne figure, s’empressa du moins de saluer en Max Holz, membre de l’organisation tant calomniée des « communistes ouvriers » (antiparlementaristes spontanéistes), un lutteur prolétarien authentique, aussi désintéressé qu’énergique, et digne de devenir un symbole de la résistance ouvrière.
La direction du parti employa même les avantages que lui assuraient des caisses inépuisables et un réseau complet d’organisations légales pour s’acquérir le monopole d’une campagne d’opinion menée autour de Max Holz et pour suborner moralement le bagnard glorieux qui, lors de sa libération, il y a trois ou quatre années, adhéra à l’Internationale de Moscou.
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