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Une biographie de la classe ouvrière – A propos de « La Formation de la classe ouvrière anglaise d’Edward P. Thompson »

« Une biographie de la classe ouvrière » (Entretien avec Miguel Abensour et François Jarrige)

Dans les années 1980, le Britannique Edward Palmer Thompson (1924-1993) est l’un des historiens les plus cités dans le monde. Son grand livre, La Formation de la classe ouvrière anglaise, est paru en 1963 en Grande-Bretagne et traduit en France en 1988, grâce à la force de conviction du philosophe Miguel Abensour. Pour sa sortie en poche, l’historien François Jarrige en a rédigé la préface. Dialogue autour d’un intellectuel qui n’a jamais renié l’apport de Marx.

Edward P. Thompson adhère au Parti communiste britannique en 1942. C’est un intellectuel engagé, formé par le marxisme. Quelle est son originalité ?

Miguel Abensour. E. P.Thompson, qui enseignait dans des cours du soir, loin des grands centres universitaires, n’a pas le profil académique. Il attaque d’ailleurs, sans cesse, la condescendance des universitaires à l’égard des ouvriers. Il essaie de montrer que toutes ces idées qui ont été apparemment vaincues ont encore leur existence puisque notre révolution, dit-il, n’est pas finie. En ce sens, ce n’est pas seulement un historien, c’est un écrivain politique. Il y a chez lui l’idée que tout combat, même celui qui n’aboutit pas, sera repris sous un autre nom par la génération future. Et c’est d’ailleurs le tempo de son livre : l’Histoire est un combat éternel pour l’émancipation.

François Jarrige. Thompson enseignait à Leeds, dans le Yorkshire. Or c’est l’un des foyers du luddisme, ce mouvement d’artisans qui s’est caractérisé par des bris de machines dans les années 1811-1812. Il en parle dans le livre. Ainsi, quand il enseignait, il racontait aux gens leur histoire. D’ailleurs il disait explicitement qu’il voulait faire une histoire pour eux, en se nourrissant autant de ce que le peuple lui racontait que de ce que lui expliquait.

Il reprend au marxisme le concept de « classe sociale ». Comment le définit-il ?

M. A. Avec ce livre, Thompson s’est donné un objet tout à fait extraordinaire : la biographie de la classe ouvrière. Je dirais que, dans son écriture très rapide et tumultueuse, il y a le souci de faire apparaître la classe comme une expérience historique ; c’est fondamental chez lui. La « classe » n’est ni une structure ni une catégorie. C’est l’ensemble des expériences prises dans une histoire telle que, tout à coup, cette classe se pose, dans un rapport conflictuel, comme une classe à part, avec une conscience de classe à part. Chez Thompson, la classe n’est donc pas le produit d’un déterminisme économique, ce n’est pas simplement une réaction à un événement externe, comme si la classe était du matériel brut sur lequel s’étaient exercés des effets extérieurs. Non, la classe agit elle-même et s’est constituée elle-même dans l’action.

F. J. Il le dit d’ailleurs clairement: la classe n’est pas une chose, c’est un rapport. C’est en cela qu’il est un excellent historien social, car il est attentif à la pluralité des expériences. Il montre qu’il y a des travailleurs à domicile, des travailleurs des fabriques, des artisans urbains, bref, une multitude d’ouvriers très différents entre eux. Mais de cette complexité naît quelque chose, la « classe ouvrière », qu’il maintient au singulier. Il restitue magnifiquement, avec une grande finesse, toutes ces expériences – ce qui en fait un fondateur d’une histoire sociale qu’on pourrait dire anthropologique, attentive aux gestes, sensible au fait que ce n’est pas la même chose de travailler dans le secteur agricole ou dans le textile. Et dans le textile, ce n’est pas la même chose de travailler la laine, le coton, etc.

De cette restitution se dégagent beaucoup d’émotions…

M. A. Oui, il y a beaucoup d’émotions, de passions. Pour revenir à la classe, Marx parle, dans La Sainte Famille (1845), de la « classe en soi » (liée à une organisation objective) et de la « classe pour soi » (liée à la conscience collective). Lorsque la lutte des classes arrive à sa maturité, il y a le passage de l’une à l’autre, mais d’une certaine manière, chez Marx, on ne trouve pas ce qui se passe entre les deux. Thompson apporte, lui, quantité d’éléments pour comprendre le passage de la « classe en soi » à la « classe pour soi ».


Quel est son parcours après sa rupture avec le Parti communiste ?

M.A. Cette rupture est probablement facilitée par son travail intérieur amorcé pendant l’écriture de son livre sur le poète et peintre William Morris, qui appartient, comme John Ruskin ou William Blake, à la grande tradition critique romantique…. Lorsqu’il quitte le Parti communiste, à la suite de la répression de la révolte en Hongrie, en 1956, il participe à la fondation de la « nouvelle gauche » (New Left). Puis, assez vite, il y a une scission : Thompson prend ses distances avec des intellectuels comme Perry Anderson et Tom Nairn, qui importent le marxisme continental (soit althussérien soit gramscien) et participent de l’idée qu’il faut liquider l’idéologie britannique, le romantisme, l’empirisme pour faire un marxisme fort et offensif. Pour Thompson, ils ne font que redécouvrir, sous couvert d’une théorie pure et dure, une même condescendance à l’égard de toute l’histoire du peuple.

La lecture du livre d’Edward Thompson bouleverse l’idée que nous nous faisons de l’histoire politique britannique…

M.A. C’est certain. En France, on a tendance à oublier la première révolution anglaise (1649) et le fait que les Anglais ont tout de même exécuté leur roi. Il n’y a pas que les méchants Français ! Ensuite, on lit partout que la supériorité de l’histoire britannique tient au fait que, quand les classes dominées s’agitent, les classes dominantes savent faire des compromis pour éviter la casse. En fait, l’histoire britannique est très violente. Il s’y déroule une révolution que les classes dominantes font tout pour arrêter. La formation de la classe ouvrière anglaise se fait à l’ombre de la potence. Il faut en finir avec cette idée binaire du pays de la réforme, le Royaume-Uni, contre le pays de la révolution, la France.

Quelle a été l’influence de ce livre d’E. P. Thompson ? Pourquoi est-il si méconnu en France ?

M. A. Le livre a été traduit trop tard en français, en 1988, date qui explique que sa réception n’a pas été réussie. S’il avait été traduit en 1968, ou juste après, la situation aurait été différente. Est-ce qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour une meilleure réception, L’école de François Furet (1927-1997), qui s’était repliée sur une lecture politique, au sens étroit du terme, paraît aujourd’hui dépassée, ce qui rend le contexte plus favorable.

F. J. Il faut bien voir que ce livre a infusé absolument partout, dans toute l’historiographie mondiale. En cela, la France ressemble à un îlot épargné. En histoire, si on sort du cas hexagonal, les innovations les plus importantes des années 1980-1990, comme les Subaltern Studies en Inde, se sont totalement imprégnées d’Edward P. Thompson, car il s’agit d’écrire une histoire « par en bas », des dominés, de ceux qui ont été marginalisés par l’historiographie nationaliste ou marxiste. Et même en France, à mesure qu’on s’est détachés de l’historiographie marxiste, qui s’intéresse essentiellement aux organisations, aux syndicats ou aux leaders, on a vu monter un intérêt pour Thompson.

Toute sa vie il fut un militant du mouvement antinucléaire. Formule-t-il une critique du progrès technique ?

F. J. C’est une question complexe. Il existe toute une mouvance de gauche dite décroissante qui essaie de renouer avec une tradition socialiste pour ressourcer ce que serait le socialisme non productiviste. C’est ce qu’essaient de faire Paul Ariès, Serge Latouche, etc. Tous ces gens citent Thompson. Mais chez Thompson lui-même, c’est plus compliqué. Il dit bien que les luddites ne sont pas contre les machines ; ils sont contre les formes de mises au service de la machine au profit de l’exploitation capitaliste. Mais de fait, il en arrive à critiquer la vision linéaire, à sens unique, de la modernisation qui serait un processus qui va vers le mieux. Mais ce n’est pas le père de la décroissance !

Quel est l’apport de Thompson pour aujourd’hui ?

M. A. L’idée d’un « sujet historique », comme le prolétariat, qui inclurait toutes les luttes, c’est fini. De ce point de vue-là, le livre de Thompson, et le fourmillement qu’il donne à voir, est très important. Il faut faire droit à toutes ces luttes hétérogènes qui peuvent faire un combat unifié.

Propos recueillis par Julie Clarini
Le Monde des Livres, 6 avril 2012.


Le monde foisonnant de la « populace »

LA SOCIÉTÉ de correspondance londonienne, formée d’artisans et ouvriers, se fonde en 1792 avec pour objectif d’obtenir une réforme de la Chambre des communes. Son premier principe : « Que le nombre de nos adhérents soit illimité. » C’est avec ces mots que l’historien marxiste Edward P. Thompson ouvre son livre majeur, La Formation de la classe ouvrière anglaise (1963), et l’on comprend pourquoi : cette aspiration à l’émancipation pour tous est au cœur de son combat et de ses recherches. Dans des chapitres qui sont autant de plongées dans le monde foisonnant de la « populace », rendant compte de l’agitation de la foule de Londres (célèbre pour son indiscipline) comme des terribles vagues de répression, des bris de machines comme de l’activité frénétique des artisans autodidactes, il permet de comprendre le long essor d’une conscience de classe entre les années 1790 et 1830. Pour lui, celle-ci se forme dans un double mouvement : «L’exploitation économique et l’oppression politique. »
Loin de n’être qu’une curiosité de l’historiographie marxiste, le livre tire son souffle de l’engagement de son auteur aux côtés des hommes et des femmes dont il fait le portrait, de sa volonté affichée de les « sauver de l’immense condescendance de la postérité ». J. Cl.

La Formation de la classe ouvrière anglaise (The Making of the English Working Class), d’Edward P. Thompson, traduit de l’anglais par Gilles Dauvé, Mireille Golaszewski et Marie-Noëlle Thibault, Points, 1166 p., 14,50 c.

Jérôme Anciberro – Idéologie : la gauche sur la sellette (Michéa/Le Goff)

Idéologie : la gauche sur la sellette

La campagne des primaires socialistes a redonné des espoirs à une gauche qui se sent revivre. Mais celle-ci continue d’essuyer des critiques de fond, en particulier de la part d’intellectuels engagés qui remettent en cause certains de ses présupposés historiques. C’est le cas du philosophe Jean-Claude Michéa ou du sociologue Jean-Pierre Le Goff.

Un vrai succès. Les commentaires sont quasi unanimes : les débats qui ont ponctué la primaire socialiste ont intéressé les Français. Des arguments et des idées ont été échangés ; les différents candidats ont su marquer, parfois fermement, leurs différences sans pour autant se déchirer. Viril, mais correct, dirait-on au rugby. Une dynamique a été lancée.

En route, donc, vers de nouvelles aventures. En attendant, quelques mauvais coucheurs continuent de maugréer ou de rigoler doucement et cassent un peu l’ambiance. Parmi eux, des intellectuels comme le philosophe Jean-Claude Michéa, qui vient de publier Le Complexe d’Orphée (Climats), ou le sociologue Jean-Pierre Le Goff, avec La Gauche à l’épreuve, 1968-2011 (Tempus).

PARALYSIE

Membre du PCF dans les années 1970, Jean-Claude Michéa se revendique volontiers du socialisme, mais au sens qu’avait ce mot au XIXe siècle sous la plume d’un Proudhon ou d’un Pierre Leroux. Jean-Pierre Le Goff, qui est passé par la militance gauchiste, s’inscrit quant à lui dans une tradition républicaine plus classique.

En dépit de cet ancrage politique et philosophique, une bonne partie, voire l’essentiel, de l’argumentaire critique proposé par ces auteurs semble aujourd’hui remettre en cause des notions généralement considérées comme structurant l’identité de la gauche, tels que le progrès, la modernité, voire l’émancipation individuelle…

Cela peut agacer, voire inquiéter. La tentation est grande de les classer définitivement dans la catégorie des « réacs ». C’est d’ailleurs ce que font sans état d’âme certains de leurs lecteurs de gauche.

Le dernier livre de Jean-Claude Michéa a ainsi eu droit récemment à une exécution en règle dans les colonnes du Monde [1] par le sociologue Luc Boltanski, lequel n’a pas hésité à évoquer le pétainisme pour mieux dénoncer les risques d’une pensée qu’il juge par ailleurs simpliste.

Chacun à sa manière – Michéa manie avec brio l’ironie et le sarcasme, Le Goff a le ton bien plus grave – ces deux auteurs revendiquent le droit de « penser là où ça fait mal ». Contemplant le champ de ruines idéologique dans lequel se meut la gauche et son incapacité à proposer une alternative crédible à la violence libérale dominante, ils s’attachent à analyser les mécanismes qui ont conduit à cette paralysie théorique et politique.

COMMON DECENCY

Pour Jean-Claude Michéa, qui s’inspire entre autres des analyses de l’écrivain George Orwell (1903-1950), une des causes de cette dé­composition tiendrait à ce qu’il appelle la « religion du progrès » :

« Le tabou fondateur de toute pensée de gauche (très différente de l’ancien socialisme ouvrier et populaire, dont les rapports au monde pré­capitaliste – ou même à l’univers familial – étaient autrement plus dialectiques) est donc bien cette interdiction religieuse de regarder en ar­rière ou, a fortiori, d’accorder le moindre intérêt à la recherche du temps perdu et à l’expérience historique des civilisations antérieures. Interdiction qui suffit amplement à expliquer, au passage, que la pente idéologique naturelle des mouvements de gauche et d’extrême gauche […] ne puisse être, partout et toujours, que la surenchère mimétique et la fuite en avant. »

La gauche souffrirait du « complexe d’Orphée ». On connaît l’histoire de ce personnage de la mythologie grecque : ayant perdu sa femme Eurydice, mordue par un serpent, il descend chez les morts pour aller la rechercher, et amadoue grâce à son talent musical Hadès, le dieu des enfers. Celui-ci l’autorise à repartir avec sa femme, mais à une condition : ne pas se retourner vers l’objet de son amour avant de se retrouver sous la lumière du soleil.

Malheureusement, Orphée se retourne trop tôt et Eurydice retourne au pays des ombres. Ne pas se retourner, aller de l’avant de peur de perdre l’essentiel : telle serait donc l’attitude fondamentale de la gauche moderne. Quitte à ne plus trop savoir ce qu’est cet « essentiel » qu’on prétend préserver et à se couper d’un certain sens commun populaire, ce que George Orwell appelait la common decency, c’est-à-dire cette capacité à sentir « ce qui se fait et ce qui ne se fait pas ».

C’est ainsi que l’on peut désormais, comme Dominique Strauss-Kahn ou Pascal Lamy, adhérer au parti socialiste tout en prêchant les vertus de la mondialisation libérale. Celle-ci pose encore quelques problèmes ? Soit. Mais le mieux est forcément à venir. Autant, donc, accélérer sa venue en s’inscrivant dans le mouvement, en « rattrapant notre retard », quitte à aménager un peu les choses en les régulant.

CAMP DU BIEN

Petit à petit, l’idée de modernisation se substitue à celle, jugée ringarde ou dangereuse, d’émancipation sociale. Y compris, d’ail­leurs, pour une bonne partie de la gauche dite radicale, prompte à dénoncer les ravages du capitalisme financier, mais en première ligne dans la promotion d’une modernité culturelle dégagée de tout archaïsme moral.

Car libéralisme économique et libéralisme culturel sont pour Michéa les deux faces d’une même médaille : en prônant l’innovation permanente et la libération des anciens « carcans » et « préjugés » familiaux, locaux, culturels ou religieux, la gauche culturelle prépare le terrain aux marchands, qui se retrouvent enfin face à une masse d’individus livrés à des désirs qu’ils ne savent plus maîtriser mais que la grande machine libérale sait parfaitement renouveler et manipuler.

Autre cause de la paralysie théorique et pratique de la gauche, cette fois mise en avant par Jean-Pierre Le Goff : son moralisme paradoxal et la conviction d’incarner le camp du Bien, ce qui ne va pourtant pas de soi, même si la droite sarkozyenne a tout fait ces dernières années pour réussir à incarner le Mal aux yeux du « peuple de gauche ». Or, affirme Jean-Pierre Le Goff, « pas plus que le peuple, la morale n’est la propriété d’un camp. » En témoigne l’affaire DSK et ses suites.

« L’invocation du populisme, le rejet de l’égalitarisme et de la démagogie ne peuvent servir à masquer le fossé existant : pour l’immense majorité des citoyens ordinaires, les sommes étalées et le mode de vie d’une partie des élites concernées sont tout simplement inimaginables. […] « Ils se croient tout permis ». Cette réflexion partagée par de nombreux citoyens témoigne d’un sens commun que le spectacle médiatique avait tendance à faire oublier. »

CONFUSION

Petit à petit, en dépits des slogans et des formules électorales, le clivage droite/gauche a fini par s’estomper. « Dans le même temps où elle opérait un tournant économique libéral non assumé dans les années 1980, le foyer de la critique se déplaçait de la question sociale vers celle des mœurs, de l’éducation, de la culture « bourgeoise » et de leurs oripeaux.

La gauche s’est ainsi propulsée à l’avant-garde d’une révolution sur les plans de la culture et des mœurs avant d’être rejointe plus tardivement par une droite qui s’est voulue à son tour moderne dans tous les domaines. Il en est résulté une fracture sociale et culturelle et un débat public marqué par la confusion, tandis que le chômage de masse continuait de produire ses effets de déstructuration anthropologique et sociale. »

On le voit : s’ils ne partagent pas exactement les mêmes idées ni les mêmes passions, Jean-Claude Michéa et Jean-Pierre Le Goff posent des questions de fond auxquelles la gauche devra forcément finir par répondre un jour ou l’autre. Même si cela ne se fera pas forcément en période électorale et encore moins lors de « débats citoyens » télévisés.

Jérôme Anciberro.

La gauche à l’épreuve (1968-2011), Jean-Pierre Le Goff, Tempus, 288 p., 8,50 €

Le complexe d’Orphée – La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Jean-Claude Michéa, Climats, 368 p., 20 €

Chronique parue dans Témoignage Chrétien du 30 octobre 2011

Notes :

[1] « Michéa, c’est tout bête », Le Monde, 6 octobre 2011

Sons of Tyranny

„Berlin – Die Gewerkschaft Verdi wirft der Geschäftsführung des Krankenhauses vor, Streikbrecher engagiert zu haben – darunter angeblich auch Mitglieder der Rockerbande Hells Angels. Sie sollen Streikplakate abgerissen und Gewerkschaftler am Betreten der Klinik gehindert haben.“

Berliner Zeitung, 1.11.2011.

Reportage. Die Spuren von Sant´Anna di Stazzema (SS-Massaker in Italien)

„Trotz ihrer Verurteilung in Italien können sieben SS-Angehörige unbehelligt in Deutschland leben. Überlebende des Massakers von Sant´Anna di Stazzema fordern von der deutschen Justiz weiter Antworten. “

Text: Nina Schulz
Übersetzungen aus dem Italienischen: Nina Mühlmann
Alle Fotos: Elisabeth Mena Urbitsch

q.words

« Le capitalisme est à l’agonie ». Entretien avec Paul Jorion, penseur libre (CQFD, n°91, juillet-août 2011)

« La période actuelle ressemble plutôt à 1788. Il devient évident que le système ne marche plus, mais personne n’a une vision claire de ce qui va advenir. Pourtant les idées qui feront la suite sont sûrement déjà là. »

L’entretien complet se trouve ici : clic-clic

(via Paul Jorion)