Mon droit, Barka !

Mon droit, Barka ! Barka est un mot d’origine arabe, rapporté par les bataillonnaires et qui, employé assez couramment maintenant en argot, signifie C’est tout ! d’une facon assez vigoureusement péremptoire. (Delarue/Giraud, Les tatouages du « milieu », 1950, p. 33.)

(À la base du cou, le classique « Pointillé à Deibler », formé de petites étoiles…)

(Lucien-Hector Jonas : Un joyeux tatoué, 16 juillet 1915 – Source)

Mêmes inscriptions (Barka, M.A.V.), même poignard traversant le nez…

L’Humanité du 5 novembre 1915 relate les tribulations alcoolisées de [Auguste-] Ferdinand Lamotte, soldat de deuxième classe au 23e colonial, qui portait, tatouée sur le front, cette devise évoquant l’acte individuel, la vengeance justifiée, accomplie ou à accomplir (serait-ce, là encore, le même homme ?).

On rapporte également que, dans les prisons tunisiennes, Gustave Champale (1898-1951), mutin de la Mer Noire, s’était fait tatouer sur le front ces deux lignes : « Mon droit, pas plus », « Mon droit barca » (Maitron) ; et que, emprisonnés à Clairvaux, certains de ses camarades se firent tatouer (« dans leurs instants de désœuvrement » !), au même endroit du visage, l’inscription : « Marin de la Mer Noire » et au-dessous : « Mon droit » – « Barca » (L’Humanité du 6.01.1922).


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