Gustave Flaubert – Aus den Briefen an George Sand

Dezember 1872.
Ich beanstande einen Satz Ihres letzten Briefes: „Der Verleger würde Geschmack haben, wenn das Publikum Geschmack hätte, oder wenn das Publikum ihn zwänge, Geschmack zu haben.“ Aber das heisst das Unmögliche verlangen. Sie haben literarische Ideen, glauben Sie mir, genau wie die Herren Theaterdirektoren. Die einen wie die andern behaupten, sich darauf zu verstehen, und da ihre Ästhetik sich mit ihrem Merkantilismus mischt, so macht das ein hübsches Resultat.
Warum gibt man in dieser abscheulichen Zeit etwas heraus? Um Geld zu verdienen? Welch ein Hohn! Als wenn Geld ein Lohn für Arbeit wäre und sein könnte! Das kann erst sein, wenn man die Spekulation zerstört hat. Vorher nicht. Und wie soll man die Arbeit messen, wie die Anstrengung schätzen? Bleibt also der kommerzielle Wert des Werkes. Dafür müsste man jeden Zwischenhändler zwischen Erzeuger und Käufer ausschalten, und wenn das geschähe, so wäre diese Frage doch an sich unlöslich. Denn ich schreibe (ich spreche von einem Autor, der Selbstachtung hat) nicht für den Leser von heute, sondern für alle Leser, die kommen können, solange die Sprache lebt. Meine Ware kann also nicht jetzt aufgebraucht werden, denn sie ist nicht ausschliesslich für meine Zeitgenossen hergestellt. Meine Leistung ist mithin unbestimmt und infolgedessen nicht bezahlbar.
Warum also veröffentlicht man etwas? Um verstanden, umjubelt zu werden? Aber selbst Sie, Sie George Sand, geben Ihre Einsamkeit zu. Gibt es heute, ich sage nicht Bewunderung oder Sympathie, sondern eine Spur von etwas Aufmerksamkeit für Kunstwerke? Welcher Kritiker liest das Buch, das er zu rezensieren hat? In zehn Jahren wird man vielleicht kein Paar Schuhe mehr machen können, so entsetzlich borniert wird man. Mit dem allen will ich Ihnen nur sagen, dass ich bis auf bessere Zeiten (an die ich nicht glaube) den Heiligen Anton ins im Schrank behalte.

12. Dezember 1872.
Nehmen Sie die Übertreibungen meines Grimms nicht zu ernst. Glauben Sie nicht, dass ich „auf die Nachwelt rechne, um mich für die Gleichgültigkeit meiner Zeitgenossen zu rächen“. Ich habe nur das eine sagen wollen: Wenn man sich nicht an die Menge wendet, ist es gerecht, dass die Menge einen nicht bezahlt. Das ist politische Ökonomie. Nun behaupte ich, man kann ein Kunstwerk (das dieses Namens würdig und nach bestem Gewissen geschaffen worden ist) nicht abschätzen, es hat keinen Handelswert, es kann sich nicht bezahlt machen. Schlussfolgerung: wenn der Künstler keine Renten hat, muss er Hungers sterben! Man findet, dass der Schriftsteller, weil er kein Jahresgehalt mehr von den Grossen bekommt, viel freier, viel vornehmer sei.
Seine ganze gesellschaftliche Vornehmheit besteht jetzt darin, dass er einem Spiessbürger gleichsteht. Welch ein Fortschritt.

5. September 1873.
Sie wissen sicher nicht, dass man das Stück von Coëtlogon ausdrücklich verboten hat, weil es das Kaiserreich kritisiert. Das ist die Antwort der Zensur! Da ich im „Schwachen Geschlecht“ einen alten, etwas lächerlichen General habe, bin ich nicht ohne Besorgnis. Was für eine schöne Sache ist die Zensur! Grundsatz: alle Regierungen verabscheuen die Literatur, die Macht liebt keine andere Macht. Wenn man verboten hat, „Mademoiselle de la Quintinie“ zu spielen, so sind sie zu stoisch gewesen, oder zu gleichgültig. Man muss immer gegen die Ungerechtigkeit und die Dummheit protestieren, schreien, toben
und schäumen, wenn man es kann. Ich an Ihrer Stelle und mit Ihrer Autorität hätte einen Höllenlärm gemacht. Ich finde auch, der alte Hugo hat unrecht, dass er wegen des „Roi s‘ amuse“ schweigt. Er setzt seine Persönlichkeit oft bei weniger passenden Gelegenheiten ein.

G. Flaubert – Briefe an George Sand

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4. décembre 1872.
Je relève une phrase dans votre dernière lettre : «l’éditeur aurait du goût si le public en avait… ou si le public le forçait à en avoir.» mais c’est demander l’impossible ! Ils ont des idées littéraires, croyez-le bien, ainsi que MM. les directeurs de théâtre. Les uns et les autres prétendent s’y connaître, et leur esthétique se mêlant à leur mercantilisme, ça fait un joli résultat. […]
Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ? Est-ce pour gagner de l’argent ? Quelle dérision ! Comme si l’argent était la récompense du travail, et pouvait l’être ! Cela sera quand on aura détruit la spéculation : d’ici là, non. Et puis comment mesurer le travail, comment estimer l’effort ? Reste donc la valeur commerciale de l’oeuvre. Il faudrait pour cela supprimer tout intermédiaire entre le producteur et l’acheteur, et quand même cette question en soi est insoluble. Car j’écris (je parle d’un auteur qui se respecte) non pour le lecteur d’aujourd’hui, mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter, tant que la langue vivra. Ma marchandise ne peut donc être consommée maintenant, car elle n’est pas faite exclusivement pour mes contemporains. Mon service reste donc indéfini et, par conséquent, impayable.
Pourquoi donc publier ? Est-ce pour être compris, applaudi ? Mais vous-même, vous grand George Sand, vous avouez votre solitude.
Y a-t-il maintenant, je ne dis pas de l’admiration ou de la sympathie, mais l’apparence d’un peu d’attention pour les œuvres d’art ? Quel est le critique qui lise le livre dont il ait à rendre compte ? Dans dix ans, on ne saura peut-être plus faire une paire de souliers, tant on devient effroyablement stupide ! Tout cela est pour vous dire que, jusqu’à des temps meilleurs (auxquels je ne crois pas), je garde Saint Antoine dans un bas d’armoire.

12 décembre 1872.
[…] Ne prenez pas au sérieux les exagérations de mon ire. N’allez pas croire que je compte «sur la postérité pour me venger de l’indifférence de mes contemporains». J’ai voulu dire seulement ceci : quand on ne s’adresse pas à la foule, il est juste que la foule ne vous paye pas. C’est de l’économie politique. Or, je maintiens qu’une oeuvre d’art (digne de ce nom et faite avec conscience) est inappréciable, n’a pas de valeur commerciale, ne peut pas se payer. Conclusion : si l’artiste n’a pas de rentes, il doit crever de faim ! On trouve que l’écrivain, parce qu’il ne reçoit plus de pension des grands, est bien plus libre, plus noble. Toute sa noblesse sociale maintenant consiste à être l’égal d’un épicier. Quel progrès !

5 septembre 1873.
[…] Vous ne savez pas, sans doute, qu’on a formellement interdit la pièce de Coëtlogon, parce qu’elle critiquait l’Empire. C’est la réponse de la Censure. Comme j’ai dans le Sexe faible un vieux général un peu ridicule, je ne suis pas sans crainte. Quelle belle chose que la Censure ! Axiome : Tous les gouvernements exècrent la littérature : le pouvoir n’aime pas un autre pouvoir. Quand on a défendu de jouer Mademoiselle La Quintinie, vous avez été trop stoïque, chère maître, ou trop indifférente. Il faut toujours protester contre l’injustice et la bêtise, gueuler, écumer et écraser quand on le peut. Moi, à votre place et avec votre autorité, j’aurais fait un fier sabbat. Je trouve aussi que le père Hugo a tort de se taire pour le Roi s’amuse. Il affirme souvent sa personnalité dans des occasions moins légitimes.

Lettres de Flaubert (1830-1880), édition Conard, 1926-1930. Édition électronique par Danielle Girard et Yvan Leclerc.


1 Antwort auf „Gustave Flaubert – Aus den Briefen an George Sand“


  1. 1 Neues aus den Archiven der radikalen (und nicht so radikalen) Linken « Entdinglichung Pingback am 16. September 2010 um 10:57 Uhr
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