Robert Paris – Les dictionnaires [biographiques du mouvement ouvrier] d’Amérique latine : entre mouvement ouvrier et classes subalternes (1994)

Gramsci aimait à évoquer un « vieux professeur » de philosophie qui, traitant de « l’Être évolutif final » n’avait pu, quarante ans durant, aller au-delà des « précurseurs du système » et de Lao-Tsé, le « vieillard-enfant ». Ne souhaitant guère ressasser, tel ce digne professeur, les enfances d’un « vieillard-enfant » (1), je me permettrai de renvoyer aux textes que j’ai déjà consacrés à mon Dictionnaire et aux problèmes épistémologiques qu’il soulève (2). Outre l’histoire du projet, on y retrouvera peut-être, en écho, l’enthousiasme qu’avait soulevé, en des temps meilleurs ou sous d’autres cieux, la présentation d’une entreprise dans laquelle un historien argentin saluait alors – je cite – un verdadero desaffo, un véritable défi… Flambées d’enthousiasme – et d’illusion – auxquels je ne puis penser sans un mélange de mélancolie, d’amusement et d’amertume. Car il s’agit bien d’un échec.
Assurément nous avons péché par immodestie ou par maximalisme – nous, c’est-à-dire le petit groupe de travail que j’ai animé pendant plusieurs années à l’EHESS autour de ce Dictionnaire. Ainsi notre projet rompait-il d’emblée avec l’esprit des autres Dictionnaires internationaux. À la différence d’autres aires géographiques ou d’autres pays dans lesquels existaient déjà, quels qu’en fussent les mérites ou les lacunes, des dictionnaires du mouvement ouvrier (3), l’entreprise, ici, n’avait pas d’exemple et ne risquait guère d’être imitée. Nous avons alors décidé d’être exhaustifs.
Et nous avons à coup sûr multiplié les obstacles. Alors que notre projet était censé coïncider peu ou prou avec le champ que recouvre une œuvre canonique comme L’Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de Compère-Morel, soit – schématiquement, prosaïquement, modestement – les partis ouvriers, les syndicats, les associations, les coopératives et les mutuelles en y incluant bien entendu les libertaires et les utopistes, ce parti pris « ouvriériste » nous est apparu d’emblée intenable ; et ce, sans vouloir rallumer la querelle des universaux.
Nos catégories européennes ne pouvaient, en effet, prendre en charge, en tout cas pas toujours, des mouvements ouvriers – et a fortiori, des prolétariats – qui ont des origines et des expressions propres, chacun sa façon, pour reprendre le mot de Flora Tristan, de « constituer la classe ouvrière » (4). L’accent, surtout, qu’on a coutume de mettre ici sur le « moment » de l’organisation et singulièrement sur ses formes les plus classiques, le parti ou le syndicat, ne peut pas toujours rendre compte de mouvements qui ont chacun sa manière propre de s’inventer et dont la pratique fait souvent l’économie des figures ou des « rôles » qui peuplent d’autres dictionnaires : le « secrétaire général », le « secrétaire fédéral », le « député » ou le « sénateur », etc.
Et l’on voit déjà que, pour approcher notre objet – le mouvement ouvrier et, a fortiori, la classe ouvrière ou le prolétariat – il nous faut aussitôt le mettre au pluriel. Le « prolétariat » en particulier. Pour s’en tenir, en effet, à des régions où le mouvement ouvrier paraît revêtir des formes « classiques », j’allais dire « européennes », il n’est pas sûr qu’on puisse assimiler la formation du prolétariat dans les principaux pays d’immigration (Argentine, Uruguay, Brésil) aux deux grands processus attestés en Europe : la destruction de la paysannerie et sa prolétarisation forcée et la « chute » de l’artisanat dans le prolétariat. Bien plus, politique et historiographie apparaissant fréquemment mêlées sinon confondues, telle observation sur l’apport de l’immigration dans la formation du prolétariat ou sur son rôle dans l’introduction ou l’appropriation de « pratiques ouvrières » rallume aussitôt la vieille querelle du « socialisme cipaye » (5) : le socialisme produit d’importation, véritable déni de l’esprit national…
Encore qu’il faille faire ici la part de nos propres représentations (6), d’autres régions offrent le spectacle d’un prolétariat qui, par ses pratiques ou par ses origines, ne cesse de s’inscrire en faux contre le rôle ou la « mission » que l’historien, après bien d’autres, est souvent tenté de lui assigner… Témoin en est, par exemple, le pacte signé le 17 février 1915 entre Venustiano Carranza, président du Mexique, et les syndicalistes de la Casa del Obrero mundial.
S’ils sont moins nombreux ou moins représentatifs qu’on l’a dit parfois, les « bataillons rouges » qui vont combattre Zapata ou Pancho Villa (7) posent crûment le problème qui nous occupe : dans le conflit opposant Carranza à Villa ou à Zapata, où se trouve la classe ouvrière ? Si l’on tient avec Marx que « la classe ouvrière est révolutionnaire ou elle n’est rien » (8), la classe ouvrière est dans le mouvement social, elle est chez les Zapatistes, derrière les bannières de la Vierge de Guadalupe ; au risque, certes, de glisser subrepticement de la « classe ouvrière » au « prolétariat »… Si l’on pose, avec l’« Enquête ouvrière » de 1880 que la classe ouvrière est dans le métier (9), dans l’organisation, dans la pratique (pour reprendre la catégorie de Leroy), la classe ouvrière (10) se retrouve ici avec Carranza, el despote con piel de toro, dans le camp de la contre-révolution ou du moins aux côtés du capital…
C’est à l’inverse, moins au statut social qu’à un fantasme que renvoie la quête du « prolétaire » dans le Pérou indien, majoritairement indien de Mariátegui et de Valcarcel. Au défi indigéniste d’un « prolétariat indigène [qui] attend son Lénine » (11), répond l’invention d’un acteur propre à mettre en œuvre le « socialisme » : l’Indien précisément. Cet Indien, s’il n’est ouvrier, est au moins prolétaire, et, s’il n’est prolétaire, il le deviendra grâce à ses vertus. « Une fois que l’Indien aura fait sienne l’idée socialiste, il la servira avec une discipline, une ténacité et une force telles que peu de prolétaires d’autres milieux pourront le devancer » (12) ; formule où vibre un écho de Sorel : « L’originalité du syndicalisme révolutionnaire est… de fonder la supériorité qu’il attribue à la classe ouvrière sur les qualités qu’elle acquiert dans les luttes sociales. » (13)
Autant de considérations qui nous ont confortés dans la conviction qu’il fallait viser à un dictionnaire total et qui nous ont voués à une tâche – de l’ordre du Sollen ou du devoir-être – qui allait d’évidence au-delà de nos forces. Un dictionnaire total ? Il s’agissait, j’entends, non seulement de restituer la foule des « hommes obscurs », comme les désigne Maitron mais de privilégier ces inconnus, de les rechercher et de les traquer, pour en faire les véritables héros de notre Dictionnaire. Rien, au vrai, de très différent de ce qu’avait tenté Maitron pour la France des années 1789-1864 : il n’est que de relire la manière de « Manifeste » qui tient lieu d’« Avant-propos » aux trois premiers volumes du DBMOF (14) ; mais notre quête allait nous faire rencontrer des objets nouveaux, parfois incongrus, et nous faire passer – subrepticement, je l’ai déjà dit, subrepticement mais logiquement – du « mouvement ouvrier » au « prolétariat » et du « prolétariat » aux « classes subalternes ».
Exemplaire est, je crois, la biographie de E. Flaesch ou plutôt de sa signature (15). Début 1872, Flaesch fit parvenir au Conseil général de Londres un rapport dans lequel il rendait compte d’une réunion qui avait eu lieu à Buenos Aires le 28 janvier 1872. Cette réunion, écrivait-il, avait rassemblé 26 compagnons qui avaient décidé de créer une Section française de l’AIT. Dans les autres rapports qu’il adressa au Conseil général, Flaesch fit suivre sa signature de la formule « Fondateur de l’Internationale à Buenos Aires ». La création – en 1872 aussi – d’une Section italienne de l’AIT le conforta dans son optimisme quant aux possibilités de développement de l’AIT en Argentine, pays où existait déjà une communauté italienne.
On ignore au vrai qui était Flaesch. Marcelo Segall, s’appuyant sur Jean Longuet a avancé le nom du futur député du Cher, Emile Dumas, sans prendre garde que ce dernier, né en 1874, n’aurait pu participer – en 1872 – à la fondation de la section française de l’AIT de Buenos Aires. Dumas, au demeurant, avait un homonyme, communard de surcroît : Emile Dumas, dessinateur de son état et lieutenant au 118e bataillon fédéré, qui fut condamné par contumace à la déportation en 1873. Si sa présence en Argentine était attestée, cette homonymie pourrait expliquer les assertions de Longuet (16). Il est probable que Flaesch, dont tous les rapports sont écrits en français était de nationalité française ; et, au vu des relations qu’il entretenait avec le Conseil général et de la confiance que ce dernier lui accordait, on peut avancer qu’il avait été communard ou membre de l’AIT. Sa correspondance avec le Conseil général s’interrompit en 1872 et l’on ignore ce qu’il devint.
Après l’histoire d’une signature, voici avec Florencio Aliaga (17), la biographie d’un mort sans histoire. Ouvrier du port de Callao, au Pérou, Aliaga fut tué par la police le 19 mai 1904, au cours d’une grève commencée au début du mois. Plusieurs anarcho-syndicalistes participèrent à ses funérailles : Manuel Caracciolo Lévano (« Estrella del Perû »), Benjamin Fernández (Gremio de Panaderos), Pantaleón Salcedo (Union de Jomaleros de Callao) et Leopoldo Urmachea, et Aliaga fut aussitôt salué par le journal anarchiste Los Parias comme le « premier héros du travail dans la lutte sociale » (juin 1904). À dater de 1905, et au moins jusqu’en 1919, chaque 1er Mai fut marqué par un pèlerinage sur sa tombe. En 1907 un socialiste de Trujillo, Carlos Casanova Kallmbak, proposa même d’y construire un mausolée. En 1912, La Protesta le présenta comme « le premier compagnon tombé dans une lute franchement ouvrière, dans une rébellion nettement anticapitaliste ». La grande grève de mai 1919 eut pratiquement pour point de départ le traditionnel pèlerinage sur la tombe d’Aliaga.
La biographie que je préfère reste, pourtant, celle d’Alfredo Corazzi. Il était italien. Arrivé en Argentine en 1856, Corazzi travailla dès l’année suivante dans les ateliers du chemin de fer de la Province. Employé comme aide mécanicien, il fut amené à participer au montage de La Portena, locomotive rescapée de la guerre de Crimée qui avait été rachetée à l’Angleterre et il en fut – en 1858 – le premier conducteur « argentin ».
Signe de la mobilité sociale de ces temps, en 1863, Corazzi abandonna La Portena pour aller travailler à la construction du Chemin de fer central. Il revint en 1878 au chemin de fer de la Province et fut employé jusqu’à sa mort – survenue le 23 octobre 1892 – à l’entretien des locomotives.
Quoique Corazzi n’ait eu apparemment aucune activité militante, l’exemplarité de son itinéraire et a fortiori son rôle de « fondateur » dans l’histoire comme dans la légende des cheminots argentins exigeaient qu’on lui accordât une place dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier argentin.
Ce refus du héros ou de la persona en faveur de figures prosaïques, l’inscription du mouvement ouvrier dans l’histoire des classes ou des groupes « subalternes » ont non seulement alourdi notre tâche, ils ont contribué à l’échec de notre entreprise. De là en particulier, du prosaïsme de ces choix, l’indifférence à laquelle s’est heurté notre projet chez les historiens d’Amérique latine : ceux-là même parfois qui nous avaient promis leur appui dans un climat de fièvre 18).
Hormis les questions d’intendance – car nonobstant les promesses que d’autres nous avaient prodiguées, nous n’avons reçu aucune aide et nous avons mené toutes les recherches à nos frais, photocopies et achats de timbres -poste y compris, selon des méthodes artisanales – le destin malheureux de ce Dictionnaire me semble pourtant s’expliquer d’abord par la difficulté de la tâche et par son caractère « ingrat » ; et doublement ingrat, politiquement et universitairement.
Universitairement : l’objet, déjà, le mouvement ouvrier ne permet guère de faire carrière ; a fortiori sous la forme d’un Dictionnaire, fût-il biographique, aussitôt assimilé à un instrument de travail, un de ces instruments, dont les bibliographies, les répertoires, les bibliothèques et les fichiers, sans lesquels l’historien en serait encore réduit au travail du chroniqueur. Mais laissons ici la hiérarchie des savoirs, des fonctions et des rôles…
Politiquement : mis à part les sempiternels ostracismes (tel ne voulait pas, par exemple, rédiger la biographie d’un « stalinien » – il s’agissait de Codovilla, j’ai dû m’en charger), l’historicisation pouvait se révéler périlleuse, voire insupportable. Pour un Péruvien, c’était découvrir que nombre des acteurs de la grande grève de 1919, loin de rallier le PSP de Mariátegui ou d’adhérer par la suite au Parti communiste, s’étaient plutôt reconnus dans l’Apra de Victor Raúl Haya de la Torre. Pour d’autres, c’était apprendre que la forme de prédilection du mouvement ouvrier n’avait pas été le socialisme scientifique ou le léninisme mais d’abord l’anarchisme ; ou encore, horresco referens, que le mouvement ouvrier argentin existait bien avant la fameuse manifestation des descamisados du 17 octobre 1945.,. Bref, ce Dictionnaire mettait à mal trop de mythes et exigeait trop de patience pour intéresser des militants convaincus tout à la fois qu’il était plus amusant, comme le dit Lénine, de faire la révolution que d’en parler, et qu’ils étaient en train de la préparer, cette révolution.
Mais l’explication est peut-être ailleurs : dans l’incapacité où se trouvent les historiens de par là-bas de prendre en charge un objet comme le mouvement ouvrier ; dans l’absence, plus généralement, d’une classe ou d’un groupe d’intellectuels susceptibles de se reconnaître dans le miroir que leur tend ce dernier… Je m’explique : Gramsci, toujours lui, comparant un jour les syndicalismes révolutionnaires français et italien, soulignait en faveur du premier, qu’il avait su se doter d’un organe comme la CGT. Il en va apparemment de même pour les intellectuels. Nous avons affaire ici – en France ou en Italie – à un mouvement ouvrier qui a su, sinon produire toujours ses propres intellectuels (ce qu’il a fait avec le syndicalisme révolutionnaire), constituer du moins avec certains intellectuels une manière de « bloc historique » ; ce à quoi pensait peut-être Sorel en définissant le socialisme comme « un mouvement ouvrier dans une démocratie » (19).

Notes
1. A. GRAMSCI, « Cultura e lotta di classe », // Grido delpopolo, Turin, 25 mai 1918.
2. Cf. « Biographies et ‘profil’ du mouvement ouvrier : quelques réflexions autour d’un dictionnaire [communication présentée au 2e séminaire international d’histoire du mouvement ouvrier latino-américain, Caracas, 27 octobre-1er novembre 1980], Babylone,n°4, 1985, pp. 86-109, ainsi que ma communication aux États généraux de l’Amérique latine, Paris, 24-29 mai 1983. Le premier de ces textes a été repris, avec quelques modifications et force coquilles in Storie individuali e movimenti collettivi, I dizionari biografici del movimento operaio, a cura di F. GIAGNOTTI, Milan, Franco Angeli, 1988, pp. 29-51.
3. Ainsi le Dictionary of Labour Biography de J. SAVILLE et J. BELLAMY, le Dizionario biografico, 1853-1943, de F. ANDREUCCI et T. DETTI, voire le Munkás-Mozgalo-Tórteneti Lexikon de J. JEMNITZ, Budapest, Kossuth Kónyvkiado, 1976.
4. Cité in R. GOSSEZ, Les Ouvriers de Paris. L’Organisation, 1848-1851, Paris, Bibliothèque de la Révolution de 1848,1967, p. 298.
5. J’ai évoqué la polémique qui a opposé dès 1908 le socialiste italien Enrico Ferri et le fondateur du Parti socialiste argentin, Juan Bautista Justo. in Histoire générale du socialisme, sous la direction de Jacques DROZ, Paris, PUF, tome 4,1978, p. 165. Pour le point de vue de « la gauche nationale », cf. J.-A. RAMOS, El Partido comunista en la politica argentina, su historia y su critica, Buenos Aires Coyoacan, 1962, et J-E. SPIUMBERGO, El Socialismo en la Argentina, del socialismo cipayo a la izquierda nacional, si (Argentine), Ediciones del Mar Dulce, 1969.
6. S. MERLI a bien montré que, dans le cas de l’Italie, la formation du prolétariat était loin d’obéir aux « critères de rigueur », in Proletariato di fabbrica e capitalismo industriale. Il caso italiano. 1880-1900, Florence, La Nuova Italia, 1976.
7. Jean A. MEYER, « Les ouvriers dans la Révolution mexicaine : les bataillons rouges », Annales ESC, XXV, 1, janvier-février 1970, pp. 30-55.
8. Lettre à J-B. Schweitzer, 13 février 1865.
9. « Quel est votre métier ? » Telle est la question qui ouvre le questionnaire de Marx. Les sociétés de secours mutuels et de résistance, les coopératives (et les grèves) font l’objet des questions 82 à 98 (sur un total de 100 questions)
10. A. NUNEZ, Les Révolutions du Mexique, Paris, Flammarion, 1975, p. 101, donne la composition professionnelle des six bataillons rouges : traminots, tisserands, ébénistes, tailleurs de pierre, maçons, typographes, métallos, etc.
11. Cf. L-E. VALCARCEL, Tempestad en los Andes, Prólogo de J.-C. Mariátegui, 1927, Lima, Populibros peruanos, sd, p. 11 et surtout p. 134 : « La dictature indigène cherche son Lénine. »
12. « El Problema de las razas en la America latina», mai 1929, in J.-C. MARIATEGUI, Ideologia y Politica, Lima, Amauta, 1969, pp. 84-85.
13. G. SOREL, « Le caractère religieux du socialisme », Le Mouvement socialiste, n° 180, novembre 1906, p. 287.
14. J. DAUTRY, J. MAITRON, « Avant-propos de la Première partie (1789-1864) »,DBMOF, tome 1, pp. 15-24.
15. D’après la notice rédigée par Ricardo FALCON. V. Ermolaiev et M. Segall écrivent « Flech » ou « Flesch », mais la graphie « Flaesch » est attestée par les manuscrits des rapports adressés d’Argentine au Conseil général de l’AIT et déposés dans le Fonds Jung de l’IISG d’Amsterdam.
16. J’ai déjà avancé cette hypothèse dans mon article « Retours d’exil: le cas italien », Les Cahiers d’encrages, numéro hors série, deuxième trimestre 1992, pp. 6-10.
17. D’après une notice rédigée par Hector MILLA.
18. Claudio Batalha me fait observer que ces historiens ne pratiquant guère le travail en équipe, il leur était difficile de participer à une entreprise de ce type.
19. Le socialisme, par N. COLAJANNI, député à la Chambre italienne, traduit sur la 2e édition italienne, revue et augmentée par M. Tacchella. Avec une préface de G. Sorel, Paris, Giard et Brière, 1900. Je cite d’après « Préface pour Colajanni », Matériaux d’une théorie du prolétariat, Paris, Rivière, 1919, p. 179.

(Matériaux pour l’histoire de notre temps, n°34, 1994, pp. 36-38)


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